En marchant, j’ai compris que mon histoire ne commençait pas avec moi. Elle commençait bien avant.
Je me suis souvenue de ma mère. De ses petites phrases. De ses renoncements. De sa fatigue silencieuse. De cette manière qu’elle avait de s’effacer, de minimiser ses besoins, de s’excuser d’exister.
Je n’ai jamais connu ma grand-mère, mais j’ai grandi avec les récits de ma mère. Des fragments de vie, des petites phrases, des souvenirs lourds de non-dits. Et j’ai compris que ce que je portais ne venait pas seulement de moi : c’était l’écho d’une lignée de femmes qui n’avaient jamais eu la possibilité de s’accorder de la valeur.










